Dimanche 30 mars 2008

Après quelques Posts sérieux, nous avions bien besoin d’un sujet léger…  Alors j’ai décidé de vous parler du nouvel animal de compagnie d’Emma car il a beaucoup de qualités :

- il ne fait pas de bruit,
- nous ne devons pas régulièrement le sortir,
- il ne salit pas le beau carrelage blanc avec ses pattes pleines de boue (ça c’est Ulysse le chien),
- Emma aime aller vérifier qu’il va bien et comme il n’est pas ingrat… Il ne se sauve pas…
- il ne fonctionne pas avec des piles,
- il ne coute pas cher en vétérinaire et en nourriture,
- en cas d’accident, il peut être facilement remplacé par un modèle équivalent, ce qui évite de navrantes explications du style : « il est parti mais là où il est… Il est heureux aussi… »,
- il ne pose pas de problème de gardiennage pendant les vacances, ni de transport en avion,
- le chien ne va pas lui sauter dessus pour le bouffer (ce n’est donc ni un chat, ni un hamster, ni une souris…),
- il ne mange pas de bananes, quoique ( ?)… (Ce n’est donc pas un maki).
- Emma aime le regarder mais pas (encore) le toucher et par extension le balader dans la maison,
- il ne sent pas mauvais et ne se roule pas dans les charognes (ça c’est une private joke pour Emilie),
- il ne se « tape » pas l’animal de compagnie des voisins (ça c’est une private joke pour Louis et Marie),
- il reste cloitrer dans le bac à fleurs,

Bref, il a beaucoup de qualités, nous l’avons capturé lors de notre dernière ballade au parc et Emma lui a déjà donné un nom : « kago ».

Alors certes, il bave… Mais seulement dans le bac à fleurs. Cependant, pour compenser cet accès de faiblesse, il a une dernière qualité, et pas des moindre pour l’éducation de nos chères petites têtes blondes (et en cette période agitée à Mayotte), c’est qu’il a beaucoup à nous apprendre ! Je parle bien entendu de sa stratégie de défense face à un danger… Il rentre dans sa maison dont il ne s’éloigne jamais vraiment ! 

 


C’est donc l’escargot du bac à fleurs...

 

par Matthieu, Chrystelle, Emma et Noha... publié dans : Emma et Noha
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Vendredi 28 mars 2008

Aujourd'hui, en montant dans l'avion pour Mayotte, accompagnés par le secrétaire d'état à l'outre-mer, les passagers avaient à leur disposition le Journal de l'île de la Réunion... Un bel effort de promotion de Mayotte.

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La une du Journal de l'île de la Réunion - 28 Mars 2008
par Matthieu, Chrystelle, Emma et Noha... publié dans : Brèves
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Vendredi 28 mars 2008

Ce matin la poussière est retombée, les gaz lacrymogènes se sont dissipés et Mohamed Bacar a été évacué à la Réunion en Transall de l'armée.

Le calme est revenu, le lycée était ouvert, la circulation était normale et les services de la voirie faisaient disparaître les dernières traces des émeutes. Il faut dire qu’aujourd’hui nous recevons le secrétaire d’état à l’outre-mer et qu’il faut faire bonne figure… « Oui, Monsieur le Ministre, une petite poussée de fièvre, vous savez le soleil tape fort à Mayotte… »

Sinon à mon arrivée au lycée, une de mes anciennes élèves m’a accueilli à ma sortie de voiture par un « vous n’avez pas peur pour votre vie ? » (sic) « Mumm… Non ?! Pourquoi tu comptes me courir après ? » (silence gêné) « non monsieur ! Je vous protégerai… ». Cool, me voilà rassuré, à défaut des  forces de l’ordre, j’aurais une gamine de 1m50 déterminée à protéger son cher professeur (à noter pour plus tard : toujours conserver des relations cordiales avec ses élèves). Bref, ça chambre et les jeunes se font un plaisir de jouer sur le sentiment d’insécurité ambiant. Tout ça pour constater que je n’avais aucun étudiant en cours…

Si le calme est assourdissant, le traitement de l’information au plan national ne l’est pas moins… Un court reportage au JT de TF1 sans analyse de fond, rien sur LCI, iTV… Faut dire que Mayotte c’est loin… Très loin… Peut-être faut-il attendre que ce soit un département… Ou une nouvelle poussée de fièvre qui achève le patient !

Voilà, sinon les quelques articles et vidéos trouvés sur la toile :

Vidéo : JT de 20h de TF1
Article du Monde
Article du journal de l'île de la Réunion
Article site Internet Malango Mayotte
Article de Libération

par Matthieu, Chrystelle, Emma et Noha... publié dans : La vie à Mayotte
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Jeudi 27 mars 2008

Suite à l’arrivée à Mayotte de Mohamed Bacar, président colonel déchu d’Anjouan, des manifestations se sont déclenchées pour demander son extradition vers Moroni…  ça, c’est la version soft de LCI en bandeau tout au long de la journée.

Parce que point de volonté d’extradition, mais juste une grosse envie de lynchage sur la place publique… Cependant comme c’est passé de coutume en France, le colonel déchu et ses hommes ont été convoyés sous bonne escorte à l’aéroport pour être envoyés à la Réunion et remis aux autorités judiciaires (entrée illégale en France avec armes… c’est un début).

Il n’en fallait pas plus pour déclencher la colère des Comoriens résidants à Mayotte, alors point de manifestations mais des émeutes avec caillassages en règle, voitures et motos incendiées, routes bloquées… Et agressions des quelques Mzungus qui passaient par là. (voir la vidéo en cliquant ICI)

Nous avons donc été bloqués une partie de la journée dans le lycée, le téléphone portable a chauffé pour s’enquérir de la situation, faire récupérer les enfants… C’est dans ces situations que l’on peut voir le développement des rumeurs : il a été question de morts une partie de la journée, information d’ailleurs relayée par la radio et, semble-t-il, fort heureusement fausse, de prise d’otages à échanger contre Bacar, d’aéroport incendié pour l’empêcher de partir et d’informations plus ou moins contradictoires sur les lieux d’émeutes… Et donc sur les possibilités de rentrer à la maison en sécurité… ou pas.

Le retour à la maison, sans aucun problème, a permis une thérapie collective de quartier (c’est l’instinct grégaire qui veut que l’on se réunisse en cas de danger), de contempler médusés les voitures de ceux qui se sont retrouvés à un moment ou à un autre en contact avec les émeutiers… Et de ce dire qu’ils avaient eu de la chance.

Comme souvent dans cette situation, le retour au calme relatif arrive avec l’annonce de l’arrivée des gendarmes mobiles de la Réunion… Comme souvent, c’est l’incompréhension devant parfois des gamins de 13/14 ans qui pêtent les plombs, rackettent et font le coup de poing ;  et un sentiment de malaise qui domine. Comme souvent, le racisme anti-blanc refait surface... Mais cette fois, les violences sur personne ont été beaucoup plus graves et nombreuses. Alors, si avec une grande ouverture d’esprit, les barrages et les pierres qui volent peuvent faire partie du folklore local, les atteintes aux personnes traduisent une grave détérioration du climat social.

Mayotte ce n’est donc pas que la carte postale avec les plages, makis et tortues… C’est aussi 40% de clandestins vivant dans la misère et dont certains sont près à faire éclater leurs frustrations à la première occasion.

Bref, la journée est finie, la petite famille va bien et à chaque jour suffit sa peine.

par Matthieu, Chrystelle, Emma et Noha... publié dans : La vie à Mayotte
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Mercredi 26 mars 2008

20080326-mayotte-083.jpgLa célébration de Maoulida (naissance du prophète Mahomet) le vendredi et de Pâques, nous ont permis de bénéficier d'un week-end de 4 jours.

Nous avons commencé par chercher des œufs de pâques sans grand succès… Pour le coup, ce sont les parents qui ont du passer plus de temps que les enfants à chercher ! Après plusieurs tentatives infructueuses, et avoir refusé d’acheter une malheureuse poule miniature à 25€, nous avons fini par trouver une grenouille de Pâques !!!


Sinon nous avons profité du week-end pour faire réparer la voiture, histoire qu’elle soit nickel pour la vendre. Bloqués à la maison, les petits se sont rafraichis dans les bassines (voir photos).

Nous avons aussi fait face à une invasion de Makis sous la varangue, attirés qu’ils étaient par les bananes agitées à la rambarde. C’est toujours un moment sympa et nous nous demandons quels souvenirs en aura Emma.

Quelques photos ont donc été ajoutées dans l’album de mars. (Accessible en cliquant ICI)


par Matthieu, Chrystelle, Emma et Noha... publié dans : La vie à Mayotte
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Mardi 25 mars 2008

Concernant le calcul du barème, le mieux est de consulter les notices fournies par le vice-rectorat et les syndicats…

 

Bien que les barèmes d’une année sur l’autre sont variables (du fait de la relative petite taille de l’académie et de la variation du nombre de départs d’une année sur l’autre), quelques grandes lignes peuvent être données.

 

Les collègues déjà présents sur l’île ont tendance à demander une nouvelle mutation à l’intra durant leur séjour pour essayer de se rapprocher de Mamoudzou et/ou de leur domicile et/ou de passer du collège au lycée. Il y aussi des demandes pour se rapprocher des plages du Sud (en passant du Nord au Sud…). Bref, tout est possible !

 

De fait, nous pouvons approximativement diviser Mayotte en plusieurs zones, classées de la plus demandée à la moins demandée :

-          Petite-terre

-          Mamoudzou et environs (de Passamainty à Koungou)

-          Centre (Sada, Combani, Tsingoni…)

-          Sud (Kani keli, Boueni, Chirongui…)

-          Nord (Mtzamboro, Mtsangadoua, Mtsangamoudji, Dzoumogné…)

 

Les zones les plus demandées sont donc Petite-terre et Mamoudzou, puis suivent ensuite le Centre, le Sud et finalement le Nord.

 

De fait avec un petit barème, vous avez de grandes chances de vous retrouver au Nord… A noter, que par exemple à la cité scolaire du Nord, le taux de renouvellement de l’équipe enseignante avoisine les 60%. De quoi laisser songeur !!!

 

Concernant les élèves, ils sont globalement « gentils » bien que ce terme est souvent à associer à « inactifs» et d’un niveau très faible. Quelques problèmes de discipline commencent à apparaître sur la zone de Mamoudzou mais absolument rien de comparable à ce que l’on peut vivre en métropole. Mais tout dépendra de son vécu, ayant effectué un an à Maubeuge et ma femme, un an dans un collège sensible du coté de Lille, nous avons apprécié de ne plus devoir passer 80% de notre énergie dans la gestion de classe. Nous avons quand même entendu des collègues se plaindre d’élèves difficiles dans le nord, mais après discussion, il y avait à mon sens confusion entre « difficile » et « faible ». Cependant, il est parfois « difficile » de faire cours à des élèves de 6eme qui n’ont qu’une vague idée de ce que l’on attend d’eux en terme de comportement, qui parlent très mal le français et qui donc ne comprennent pas les consignes. Le problème se retrouve avec les classes de lycée… Avec quelques désarmants « c’est pas grave… » ou « Inch’alla »… Bref, dans tous les cas, il faut souvent faire preuve de créativité pédagogique. Maintenant, pour ceux qui enseignent depuis plusieurs années dans des établissements « privilégiés », le choc peut être rude.

 

Pour finir sur les mutations et en ce qui nous concerne, nous avions eu la Cité Scolaire du Nord (moi au Lycée et Chrystelle au Collège). Après un an, Chrystelle a eu sa mutation au lycée de Sada (en Maths). L’année suivante, j’ai obtenu ma mutation au lycée de Mamoudzou (sur poste spécifique éco-gestion en BTS, mais je l’avais aussi avec la mutation « normale » avec le rapprochement de conjoint sur notre domicile puisque nous habitions Passamainty). Bref, Chrystelle aura fait un an au Nord et 3 ans à Sada et moi 2 ans au Nord et 2 ans à Mamoudzou.

 

par Matthieu, Chrystelle, Emma et Noha... publié dans : Mutation à Mayotte
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Mardi 18 mars 2008
Qu’on se le dise… Il n’y a pas de quarantaine pour emmener vos animaux à Mayotte mais vous devez vous munir de son carnet de santé (où est indiqué son n° de tatouage, ses vaccins et où le véto certifie de la bonne santé de l'animal) et d’un certificat de bonne santé (vaccinations…) de moins de 5 jours.

Il faut aussi penser à réserver une place pour la caisse de votre animal si celui-ci voyage en soute (il y a un nombre de places limité par vol). S’il fait moins de 5kg, vous pouvez choisir de la garder en cabine, mais c’est contraignant et le voyage est long… Bref, autant le mettre en soute, le poids de la caisse + l’animal sera déduit de votre « forfait kilos bagages » et vous ne devrez payer un supplément qu’en cas d’un éventuel excédent de bagages. Une cage pèse autour de 5kg et il faut absolument penser à en acheter une avant ou la réserver auprès de la compagnie ou de l’aéroport. Si vous l’achetez dans le commerce, il faut vérifier qu’elle est aux normes… 

Sinon, il faut éviter de « droguer » votre animal pour le faire voyager car cela comporte plus de risques, que d’avantages… Et vous pouvez lui laisser une gamelle d’eau mais pour qu’il en reste un peu lorsque la caisse aura été transbahutée jusque dans la soute… La solution est de congeler l’eau en mettant la gamelle dans le congélateur... C’est la seule solution que j’ai trouvée pour espérer voir mon chien disposer d’un peu d’eau. Et pour le moment il a "survécu" à plusieurs voyages...
 

Une fois à Mayotte… Et bien la population locale n’aime pas les chiens et a globalement peu de considération pour les animaux. Quelques jeunes prennent semble-t-il un grand plaisir à torturer chats, chiens et autres… Donc il vaut mieux éviter de les laisser vadrouiller. (voir le post d'un autre blog disponible en cliquant ICI). Il vous faudra aussi trouver des solutions de gardiennage pendant les vacances… Bref, prendre son animal de compagnie n’est pas sans contraintes et il vaut mieux y réfléchir avant que de les abandonner sur place comme c’est malheureusement trop souvent le cas…


J'oubliais, vous pouvez aussi choisir d'en adopter un en arrivant... Ils sont très nombreux à attendre quelques bonnes âmes...

Ajout du 1er avril 2008 (et ce n'est pas une blague) : si vous souhaitez adopter un animal (ou soutenir l'association), vous pouvez vous rapprocher de l'association Geule d'amour. (Accès site web)

par Matthieu, Chrystelle, Emma et Noha... publié dans : Mutation à Mayotte
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Mardi 18 mars 2008

Et bien la votre ! Mais explicitons...

Vous avez plusieurs banques sur la place mais vous pouvez très bien conserver vos comptes en métropole et utiliser les services Internet (suivi des comptes, virements, envoi des chèquiers à mayotte…). Et de fait, vous pouvez faire verser votre traitement sur votre compte métropolitain. 

Vous avez à Mayotte des distributeurs de billets, la possibilité de payer par CB (visa) dans la plupart des magasins (sauf dans les épiceries de village…) ou par chèque à condition que ceux-ci portent une adresse à Mayotte. Il vous suffira d’indiquer votre nouvelle adresse à votre banque.
 
Avant votre départ, Pensez quand même à indiquer à votre banquier votre nouvelle situation, et le cas échéant à négocier un découvert pour payer vos frais de déménagement et d’installation car certaines académies mettent du temps à verser les indemnités d’éloignement. Vous pouvez lui fournir votre arrêté de mutation et lui indiquer vos droits à indemnité… Cela devrait lui permettre de se montrer compréhensif !
 
Bref, a priori aucune difficulté…
Sauf si vous êtes à la banque postale car l’attente aux guichets à Mayotte est très longue… Il y a parfois des problèmes pour déposer des chèques. Pour notre part, nous sommes au CME et donc obligés de les envoyer par voie postale à notre agence en métropole ou d'attendre d’y retourner pour les déposer.
 
Sinon sur place, vous avez donc la banque postale, le Banque Française Commerciale de l’océan indien (BFCOI ou BFC -filiale de la société générale), la banque populaire (BRED), la banque de la réunion et le crédit agricole. Sans y transférer vos comptes, vous pouvez procéder à des dépôts de chèques.
 
Pour vos futurs voyages et votre installation, pensez peut être à vérifier vos plafonds de retrait et à investir dans une carte « gold » pour les assurances et autres services. Si les tarifs de votre banque sont élevés, pensez à en prendre une auprès de la banque accord par exemple (Auchan, mais d'autres enseignes ou banques en ligne proposent la même chose), il me semble que c’est 45 € /an et que le montant des dépenses est débité de votre compte chaque fin de mois.
par Matthieu, Chrystelle, Emma et Noha... publié dans : Mutation à Mayotte
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Samedi 15 mars 2008

Une journée tranquille... Chrystelle nous a fait des cookies que j'ai appréciés avec le café du matin, quelques courses à Mamoudzou, sieste de l'après midi puis vers 16h nous avons entendu les makis... Et effectivement, ils étaient là et nous avons pu les montrer de près à Emma. Notre stock de bananes nous a bien aidés ! Puis promenade à la pointe Mahabou et soirée chez Astrid et Ronny... Le seul hic, c'est que cela sent la fin des vacances... Vivement les prochaines !!!




par Matthieu, Chrystelle, Emma et Noha... publié dans : Emma et Noha
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Samedi 15 mars 2008
Concernant la voiture, je conseillais dans un précédent post de la mettre dans le déménagement… Quelques précisions !
Plusieurs possibilités s’offrent à vous :
L’achat d’une voiture à Mayotte :
Neuve : vous trouverez plusieurs concessionnaires (Renault, Ford, Opel…) qui ont un stock de véhicules sur place. Cependant, vous n’aurez pas forcément le choix dans les options et la couleur de votre véhicule, d’autant plus que vous arriverez à une période de forte demande. Si vous souhaitez un modèle bien précis, vous devrez le commander et patienter plusieurs mois (délais du bateau).. Sauf à prendre contact avant. Concernant les prix : une Clio 2 authentique (ancien modèle) essence 60ch sans clim à 14 500 € ; la Clio 3 en essence avec clim à 17 500 € en premier prix et la Clio 3 en diesel en premier prix à 18 900€ (contre 14 500€ environ en métropole), soit autour de + 30% par rapport à la métropole.
 
Occasion : il y a bien entendu la possibilité d’acheter d’occasion. Le marché de l’occasion est assez réduit et les meilleures affaires se font en juin/juillet avec les « grands départs ». Quelques marchands se sont spécialisés dans la vente d’épaves de voitures d’occasion. Si certains sont sérieux, d’autres importent des voitures en fin de vie de la réunion et les vendent à des prix exorbitants. Le turn over des expatriés fait qu’ils peuvent continuer à sévir… Alors quelques pistes : en acheter une rapidement en arrivant mais vous ne serez pas les seuls et vous aurez bien d’autres choses à faire en même temps !
Vous pouvez rentrer en contact avec un collègue sur le départ pour lui racheter sa voiture à distance… Le tout est d’avoir confiance ! Cependant, c’est la certitude d’avoir une voiture à son arrivée. Autrement penser à réserver une voiture de location longtemps à l’avance (premier prix autour de 16€/jour).
Concernant les prix… En dessous de 4 000€, c’est risqué sauf à être un as de la mécanique. Au-delà, éviter les voitures ayant trop de vécu à Mayotte (du fait de l’état des routes et du climat elles s’abiment vite). Généralement, les vendeurs s’alignent sur l’argus métropole, les plus gourmands appliquent une surcote justifiable par le prix des véhicules neufs et d’autres les vendent en deçà de la cote conscients de l’usure prématurée ou simplement heureux de vendre rapidement avant de partir définitivement du territoire. Bref, c’est un peu la loterie !
 
Ramener sa voiture de métropole : 

Vous devrez posséder le véhicule depuis plus d’un an pour éviter de payer les taxes à l’arrivée. Ensuite, il faut faire attention au délai du bateau pour pouvoir profiter de votre voiture rapidement après votre arrivée. Il est aussi indispensable de faire une bonne révision de votre véhicule avant de partir et ne pas hésiter à faire les réparations, même de façon un peu anticipée (freins, amortisseurs, pneus, vidange…). En effet, le prix des réparations est ici très élevé et la compétence sur les nouveaux véhicules (et parfois les anciens) limitée. Bref, si vous avez une bonne voiture, il ne faut pas hésiter à l’emmener et à négocier avec les transporteurs de pouvoir la charger de cartons (c’est toujours autant de mètres cube en moins à payer).
 
J’oubliais, il est illusoire de penser pouvoir vivre à Mayotte sans voiture et deux voitures sont souvent nécessaires quand vous êtes en couple (surtout avec des enfants).  Maintenant il est toujours possible de tenter le covoiturage mais vous lasserez rapidement vos collègues si vous n’avez pas de voiture car vous l’aurez compris, il s’agira alors de covoiturage ! Il est possible d’utiliser les taxis mais dans ce cas il vous faudra beaucoup de patience et apprécier en toutes circonstances la promiscuité et les itinéraires parfois très indirects car ce sont des taxis collectifs. Il est toutefois possible de se mettre d’accord avec un taximan pour des trajets réguliers. Les transports en commun, hors transport scolaire, il n’y en a pas sauf à intégrer les taxis brousses dans cette catégorie. Vous pouvez ensuite choisir le scooteur ou la moto, c’est le choix de quelques collègues afin, entre autre, d’éviter les embouteillages, mais je n’en suis pas un adepte et l’état des routes, la conduite locale et la prise en charge des accidents m’ont définitivement rebuté.. Cependant cela reste une appréciation personnelle.
 
par Matthieu, Chrystelle, Emma et Noha... publié dans : Mutation à Mayotte
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